vendredi 7 décembre 2012

Spectacle de cirque « âm » - Marrakech


âm, le spectacle de fin d’études de la 22e promotion du CNAC a été créé à Châlons-en-Champagne en décembre 2010. Il sera présenté sous un chapiteau de 500 places par les Instituts Français de Oujda, Meknès, Rabat, Marrakech et Agadir du 10 mars au 4 mai 2011.
Dans une scénographie mobile où l’air, l’eau et l’image dessinent l’espace, les circassiens laisseront transpirer leurs émotions à travers l’acrobatie, le risque, la virtuosité, l’éphémère et l’immédiat… pour nous dire la fougue et la fragilité de la vie, tout « simplement ».
âm est mis en scène par Stéphane Ricordel, trapéziste de formation, remarqué au Festival mondial du Cirque de demain puis en tournée avec le célèbre Cirque du Soleil. Stéphane Ricordel a fondé Les Arts Sauts en 1993...
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jeudi 10 mai 2012

Zagora - Sud du Maroc

Tout comme Ouarzazate, Zagora, a été crée sous le Protectorat français comme centre administratif, et fut également le berceau des Saadiens, qui entreprirent la conquête du Maroc au XVIème siècle.

« Tombouctou, 52 jours de chameau » : toute la mythologie et la fascination du désert sur ce célèbre panneau. Il signe la vocation ancienne de Zagora, dernière étape de la route caravanière.

Pour ceux qui rêvent de la grande aventure saharienne, les environs de Zagora, fin de la vallée du Draâ, permettent d’effectuer quelques excursions courtes –les premières dunes sont à 26 km– ou beaucoup plus longues, vers Mhamid notamment.

A voir : le Djebel Zagora, qui offre un panorama sur le désert et la palmeraie – excursion à faire au lever ou au coucher du soleil de préférence (avec un 4×4, on peut accéder jusqu’à la moitié du parcours, ensuite il faut poursuivre à pied).

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mardi 17 avril 2012

Fès, son histoire

La médina de Fès a été érigée au carrefour de différentes destinations nord-sud et est-ouest. Cette position stratégique permet au site de contrôler le débouché du couloir de Taza, passage obligé entre les plaines Atlantiques à l’ouest et le reste du Maghreb.

Le premier noyau de la ville connue sous le nom de Fès al Bali, fut fondé par Idris 1er, en 789 J-C sur la rive droite de l’oued Fès à l’emplacement du quartier dit des Andalous. Cette appellation provient du premier peuplement de la ville qui, en plus des autochtones, reçoit des familles de réfugiés andalous après la célèbre émeute du faubourg de Cordoue survenue en 817.

En 908, le fils d’Idris Ier fonde une nouvelle ville sur la rive gauche de l’oued Fès, face au quartier des andalous, à l’emplacement du quartier des Kairouanais. La ville fut entourée d’une enceinte percée de six portes et dotée d’une mosquée.

En 1143, au terme d’un siège de neuf mois, Fès est occupée par les Almohades (1130-1269). Derrière ses murailles, la ville s’organise comme celle de Marrakech, elle possède ses lieux de culte, ses commerces, son système d’approvisionnement en eau, ses corporations, son aristocratie.

Avec les Mérinides qui la conquièrent au milieu du Xlllème siècle, Fès devient capitale du Maroc et connait son âge d’or. Leur premier grand souverain, Abou Youssef Yacoub (1258-1286) fonde Fès Jdid (la Neuve) en 1276, immédiatement à l’ouest de la ville, la fortifie d’une enceinte puissante, la dote d’une grande mosquée, de quartiers résidentiels, de palais (disparus), de jardins.

Au XlVème siècle, un quartier juif, le premier Mellah du Maroc, vint s’adjoindre à la nouvelle fondation. Mais les Mérinides s’annoncent surtout comme bâtisseurs de medersas, ces collèges caractéristiques différents de taille et de décor, rivalisant de beauté et de symétrie, organisés autour d’un patio à portique plus ou moins vaste dont le centre est occupé par une vasque ou un bassin.

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Riad Fes

vendredi 30 mars 2012

Marrakech, son histoire

Capitale du Sud, et quatrième ville du pays (903 589 d’habitants, recensement de 2009), Marrakech fut fondée en 1062 par les berbères sahariens venus du désert de l’autre côté de l’Atlas (l’actuelle Mauritanie). Leur chef Abou Bekr, avait établi son camp dans la plaine du Haouz, à proximité de la butte rocheuse du Guéliz, endroit si dangereux que les Berbères l’avaient appelé « Morr koch » (« Passer vite »).

Rappelé dans le Sud pour mater une révolte, il confie le pouvoir à son cousin Youssef Ibn Tachfin qui entreprit la construction d’une ville fortifiée (avec ses remparts) et fit creuser des puits ainsi qu’un vaste réseau souterrain de canaux d’irrigation (« khettaras »), toujours utilisé pour acheminer l’eau dans les jardins de la ville. En vrai saharien, il fit aussi planter des palmiers, d’où la présence encore aujourd’hui d’une grande palmeraie.

De cette ville, Youssef partit à la conquête du Nord du Maroc, puis du sud de l’Espagne et, quarante ans après sa fondation, Marrakech était devenue la capitale d’un royaume s’étendant de la Castille au Tafilalet.

Youssef consacra une grande partie du butin provenant de la conquête de l’Espagne à l’agrandissement et à l’embellissement de la ville. A sa mort en 1106, il légua à ses successeurs un véritable joyau d’architecture.

En 1147, des berbères de l’Anti-Atlas, prêchant une réforme religieuse radicale, les Almohades, s’emparent de Marrakech et fondent une nouvelle dynastie. Sur les ruines du palais des Almoravides, Abd el-Moumen élève une mosquée, la Koutoubia, terminée par Yacoub El Mansour (« le Victorieux »), dont l’admirable minaret domine encore la ville.

D’après une légende berbère, le rouge, couleur de Marrakech, provient de la couleur du sang abondamment répandu pour l’implantation de la Koutoubia. Et la cité, en bonne partie rasée (à l’exception des murs), fut reconstruite par des artisans en majorité andalous.

Puis, en 1269, vint la chute des Almohades dont l’influence religieuse était rejetée, au profit d’une autre dynastie berbère, les Mérinides, qui établirent leur capitale au nord du pays, à Fès, ce qui provoqua le déclin de la Ville Rouge.

En 1529, ce fut l’avènement des Saâdiens, originaires d’Arabie Saoudite et descendants du Prophète.Venus de la vallée du Drâ, ils en refirent la capitale du royaume, qui atteignit son apogée avec Ahmed el-Mansour, surnommé « le Doré » en raison de ses richesses : il consacra une partie de sa fortune à embellir Marrakech (palais El Badia, tombeaux saâdiens, mosquées, fontaines, médersas). A sa mort, la ville retombe dans le désordre et l’anarchie.

En 1668, Moulay Rachid, de la tribu des Alaouites (autres descendants du Prophète, installés dans le Tafilalet), s’emparent du pouvoir et, en 1873, le grand sultan Moulay Hassan vient s’y faire couronner en redonnant à la ville un brillant éclat. Sous son règne et celui de son fils, de beaux palais sont édifiés (en particulier le magnifique palais de la Bahia).

En 1912, El Hiba, chef de la résistance du Sud à la pénétration française, se rend maître de la ville avant d’entreprendre sa marche vers le Nord ; mais à 35 km au Nord de Marrakech, il est défait par les troupes du colonel Mangin : les français ont bénéficié de la complicité du pacha de Marrakech (El Glaoui), qui commence à rassembler pouvoir et fortune à l’ombre du Protectorat. En 1953, ce dernier fomentera même un complot contre le futur Mohamed V (premier roi à l’indépendance du Maroc), qui échouera.

Maison d'Hôtes Marrakech

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